« Trop d’accouchements accélérés à tord », article du figaro santé

Le figaro santé a publié aujourd’hui (9 décembre 2016) un article fort intéressant qui synthétise les risques liés à l’utilisation d’ocytocine de synthèse pendant les accouchements.

Il semblerait que le collège national des sages-femmes de France (CNSF) a émis récemment des recommandations visant à limiter cette pratique.

Extrait de l’article, écrit par Cécile Thibert :

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« Plus de 60 % des femmes reçoivent de l’oxytocine, une pratique qui augmente le risque d’hémorragie grave.

C’est une pratique obstétricale vieille de près de cinquante ans qui s’apprête à subir une importante refonte induite par les nouvelles données scientifiques. L’injection par voie intraveineuse d’oxytocine, une hormone de synthèse, pour accélérer le travail chez les femmes en voie d’accoucher lorsque celui-ci est trop lent, devra désormais suivre les recommandations émises par le Collège national des sages-femmes de France (CNSF). Ce médicament, utilisé depuis 1970 en France, peut être prescrit par les sages-femmes.

Ces nouvelles mesures, fruits d’une collaboration avec le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et des patients réunis au sein du Collectif interassociatif autour de la naissance (Ciane), visent à limiter cette pratique. Bien qu’indispensable dans certains cas (insuffisance des contractions utérines), l’injection d’oxytocine ne doit cependant pas être appliquée à toutes les femmes. Or, en 2010, 64 % des femmes en travail en ont reçu pendant leur accouchement (enquête périnatale 2010). «Ce chiffre nous a paru important, cependant nous n’avons pas de données permettant de savoir si la situation l’exigeait ou non», explique Laurent Gaucher, sage-femme aux Hospices civils de Lyon qui a participé à l’élaboration des recommandations.

Des effets indésirables

Le problème est que l’oxytocine, comme toute substance active, présente des bénéfices… et des risques. Elle a d’ailleurs été ajoutée à la liste des produits potentiellement à risque par l’Institut canadien pour la sécurité des médicaments. «Une étude de l’Inserm publiée en 2011 a montré que l’usage excessif de cette molécule est lié à un risque près de deux fois plus élevé d’hémorragie grave, rapporte au Figaro Sophie Guillaume, présidente du CNSF. Un risque d’autant plus grand que la dose administrée pendant le travail est importante.» » …..

Pour lire l’article en entier, c’est par ICI

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